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son, plus, des, face, round, sanchez, salvador, champion, ring, combat
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Salvador Sanchez (1959-1982)
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moorer
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| Joined: Sat Oct 16, 2010 1:18 pm |
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Favorite Fighter: Mike McCallum vs Saïd Skouma |
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 Salvador Sanchez (1959-1982)
Salvador Sanchez (1959-1982)
Considéré comme l'un des plus grands poids plume de l'histoire, le Mexicain a été éblouissant durant les deux ans et demi de son règne, avant de perdre la vie en pleine gloire, à l'âge de 23 ans. «Chava», comme on le surnommait, a été l'une des plus brillantes comètes qui ait traversé la galaxie pugilistique avant de s'éteindre trop vite au volant d'un bolide allemand, comme un certain James Dean, l'étoile d'un autre art. «Le boxeur Salvador Sanchez s'est tué ce matin à 5 heures dans un accident de la circulation. Il avait 23 ans. Marié, il était le père de deux enfants.» La dépêche d'agence, très vite relayée par la presse, sonne comme terrible direct à la face. Ce 12 août 1982, le champion WBC des plume vient de quitter Queretaro pour rejoindre son camp d'entraînement à San José Iturbide, où il prépare sa défense de titre contre Juan LaPorte programmée en septembre, lorsque sa nouvelle Porsche 928 de couleur rouge, la préférée de ses neuf voitures, percute un pick-up.
En un fracas, le Mexique et la boxe mondial viennent de perdre l'un des leurs enfants chéris, un phénomène entre les cordes d'un ring, à qui l'on prédisait déjà une place parmi les plus grands dans l'histoire. Car si la perfection existe entre les cordes d'un ring, Salvador Sanchez
en était l'un des plus beaux exemples. De cette petite silhouette (1,70 m) surmontée d'une chevelure ébouriffée transpirait la science du noble art. La mobilité, la puissance, l'art du contre et surtout un jeu défensif rarement aussi élaboré, trente ans après la référence Willie Pep.
Né le 26 janvier 1959 à Tianguistenco (Mexique), Salvador Sanchez est le quatrième des dix enfants de Luisa et Felipe, des ouvriers de ferme. Il est découvert par l'entraîneur Augustin Palacios au Banes Avenida, un club de Mexico. Comme beaucoup d'autres boxeurs mexicains, l'adolescent ne livre que quelques combats chez les amateurs avant d'entamer une carrière professionnelle à l'âge de 16 ans. Cinq de ses six premiers succès sont obtenus avant la limite.
L'année suivante, en 1976, il intensifie son activité pour livrer neuf affrontements récompensés par autant de succès. On le croit assez expérimenté lorsqu'à 18 ans il défie Antonio Beccera pour le titre national des coqs, le 9 septembre 1977. Avec 18 victoires (17 KO), Sanchez semble avoir les moyens d'accrocher un premier trophée à son tableau de chasse. Mais à Mazatlan, la ville natale de son adversaire, il connaît un échec aux points, le seul de sa carrière, bien que beaucoup d'observateurs l'ont vus gagner.
Son avenir est désormais aux Etats-Unis où l'attend un match important contre le gaucher de Tijuana, Juan Escobar. Dans la salle olympique de Los Angeles, Sanchez découvre l'âpreté du tapis au 5e round, semble au bord du KO dans la 10e et dernier reprise, mais arrache le match nul. Agé de 19 ans, «Chava» a encore beaucoup à apprendre. Bien décidé à réussir une carrière, il fait preuve de détermination et n'hésite pas à enchaîner les combats. Il multiplie les succès, treize (10 avant la limite) entre juillet 1978 et décembre 1979. Parmi eux, un arrêt de l'arbitre au 5e round devant Felix Trinidad, le père de Tito, et un impressionnant KO contre Richard Rozelle au 3e round. Ces succès le classent n°8 chez les plume en 1979 pour The Ring Magazine. Une référence qui lui permet de défier l'Américain Danny «Little Red» Lopez, le 2 février 1980 au Memorial Coliseum de Phoenix, pour le titre WBC. Le moustachu Lopez, à la réputation bien établie, est considéré comme le favori. Mais Salvador a sa tactique en tête. Comme un élève appliqué, il la récite sans faille. Ses enchaînements étourdissent le champion qui ne trouve aucune solution pour percer la défense de son opposant. Il est envoyé au tapis au cours de la 6e reprise et l'arbitre met un terme à son calvaire au 13e round, alors que Sanchez mène largement aux points (119-110, 118-111 et 120-108).
Le règne du jeune Mexicain (21 ans) ne fait que commencer. Ruben Castillo est le premier à tenter de lui ravir son bien. L'Américain lui tient tête durant quinze reprises, mais s'incline aux points. Danny Lopez, qui rêvait d'effacer sa première défaite, est une nouvelle fois stoppé (14e). Patrick Ford (arrêt 14e), Juan LaPorte (aux points) et Roberto Castanon (aux points) s'inclinent à leur tour et Sanchez fait son entrée dans le gotha mondiale grâce à ses cinq défenses victorieuses en un an. Son ambition est à présent de livrer de grands défis. Son plus grand combat voit le jour lorsque Wilfredo Gomez entend s'approprier son titre des plume après avoir fait le ménage chez les super-coq. Le choc entre deux des meilleurs boxeurs de la planète, le 21 août 1981 au Caesars Palace, oppose la technique huilée du Mexicain à la puissance de frappe du Porto-Ricain. Gomez a promis d'écraser Sanchez, mais il se retrouve au sol dès la reprise initiale. Il ne s'en remettra pas et malgré une belle résistance, Gomez est arrêté par Carlos Padilla au cours du 8e round. Sanchez venge Zarate (battu par Gomez trois ans plus tôt) dans le coeur des Mexicains.
Le petit Mexicain au menton en galoche que les caricaturistes comparent à Popeye semble inarrêtable. Pat Cowdell, qu'il bat difficilement aux points, et Jorge Garcia (aux points) sont ses nouvelles victimes. A sa neuvième défense de titre, il fait face à un inconnu venu du Ghana. Pour son 14e combat, l'invaincu Azuma Nelson tient tête au champion. Malgré un knock-down au 7e round, l'Africain fait front. Sanchez se sait en danger et son accélération lors de la 15e et dernière reprise est fatale à son challenger. Une combinaison dont il a le secret fait mouche. Nelson subit un deuxième voyage au tapis qui oblige l'arbitre à stopper l'affrontement. Désormais, d'autres grands challenges s'offrent à lui. Des confrontations contre Eusebio Pedroza, Alexis Arguello et Julio Cesar Chavez sont évoquées ainsi qu'une revanche contre Gomez. Mais la fatalité, «la seule qui pouvait le détrôner», écrira José Torres, l'ex-boxeur devenu écrivain, le stoppait en pleine consécration. En 46 combats (44 victoires dont 32 avant la limite, un nul et une défaite), Salvador Sanchez avait imposé un style inégalé. La pureté même, hélas partie trop v
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| Tue Dec 06, 2011 7:46 am |
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Salvador Sanchez (1959-1982)
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Favorite Fighter: Mike McCallum vs Saïd Skouma |
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 Re: Salvador Sanchez (1959-1982)
Salvador Sanchez (1959-1982)
Considéré comme l'un des plus grands poids plume de l'histoire, le Mexicain a été éblouissant durant les deux ans et demi de son règne, avant de perdre la vie en pleine gloire, à l'âge de 23 ans. «Chava», comme on le surnommait, a été l'une des plus brillantes comètes qui ait traversé la galaxie pugilistique avant de s'éteindre trop vite au volant d'un bolide allemand, comme un certain James Dean, l'étoile d'un autre art. «Le boxeur Salvador Sanchez s'est tué ce matin à 5 heures dans un accident de la circulation. Il avait 23 ans. Marié, il était le père de deux enfants.» La dépêche d'agence, très vite relayée par la presse, sonne comme terrible direct à la face. Ce 12 août 1982, le champion WBC des plume vient de quitter Queretaro pour rejoindre son camp d'entraînement à San José Iturbide, où il prépare sa défense de titre contre Juan LaPorte programmée en septembre, lorsque sa nouvelle Porsche 928 de couleur rouge, la préférée de ses neuf voitures, percute un pick-up.
En un fracas, le Mexique et la boxe mondial viennent de perdre l'un des leurs enfants chéris, un phénomène entre les cordes d'un ring, à qui l'on prédisait déjà une place parmi les plus grands dans l'histoire. Car si la perfection existe entre les cordes d'un ring, Salvador Sanchez
en était l'un des plus beaux exemples. De cette petite silhouette (1,70 m) surmontée d'une chevelure ébouriffée transpirait la science du noble art. La mobilité, la puissance, l'art du contre et surtout un jeu défensif rarement aussi élaboré, trente ans après la référence Willie Pep.
Né le 26 janvier 1959 à Tianguistenco (Mexique), Salvador Sanchez est le quatrième des dix enfants de Luisa et Felipe, des ouvriers de ferme. Il est découvert par l'entraîneur Augustin Palacios au Banes Avenida, un club de Mexico. Comme beaucoup d'autres boxeurs mexicains, l'adolescent ne livre que quelques combats chez les amateurs avant d'entamer une carrière professionnelle à l'âge de 16 ans. Cinq de ses six premiers succès sont obtenus avant la limite.
L'année suivante, en 1976, il intensifie son activité pour livrer neuf affrontements récompensés par autant de succès. On le croit assez expérimenté lorsqu'à 18 ans il défie Antonio Beccera pour le titre national des coqs, le 9 septembre 1977. Avec 18 victoires (17 KO), Sanchez semble avoir les moyens d'accrocher un premier trophée à son tableau de chasse. Mais à Mazatlan, la ville natale de son adversaire, il connaît un échec aux points, le seul de sa carrière, bien que beaucoup d'observateurs l'ont vus gagner.
Son avenir est désormais aux Etats-Unis où l'attend un match important contre le gaucher de Tijuana, Juan Escobar. Dans la salle olympique de Los Angeles, Sanchez découvre l'âpreté du tapis au 5e round, semble au bord du KO dans la 10e et dernier reprise, mais arrache le match nul. Agé de 19 ans, «Chava» a encore beaucoup à apprendre. Bien décidé à réussir une carrière, il fait preuve de détermination et n'hésite pas à enchaîner les combats. Il multiplie les succès, treize (10 avant la limite) entre juillet 1978 et décembre 1979. Parmi eux, un arrêt de l'arbitre au 5e round devant Felix Trinidad, le père de Tito, et un impressionnant KO contre Richard Rozelle au 3e round. Ces succès le classent n°8 chez les plume en 1979 pour The Ring Magazine. Une référence qui lui permet de défier l'Américain Danny «Little Red» Lopez, le 2 février 1980 au Memorial Coliseum de Phoenix, pour le titre WBC. Le moustachu Lopez, à la réputation bien établie, est considéré comme le favori. Mais Salvador a sa tactique en tête. Comme un élève appliqué, il la récite sans faille. Ses enchaînements étourdissent le champion qui ne trouve aucune solution pour percer la défense de son opposant. Il est envoyé au tapis au cours de la 6e reprise et l'arbitre met un terme à son calvaire au 13e round, alors que Sanchez mène largement aux points (119-110, 118-111 et 120-108).
Le règne du jeune Mexicain (21 ans) ne fait que commencer. Ruben Castillo est le premier à tenter de lui ravir son bien. L'Américain lui tient tête durant quinze reprises, mais s'incline aux points. Danny Lopez, qui rêvait d'effacer sa première défaite, est une nouvelle fois stoppé (14e). Patrick Ford (arrêt 14e), Juan LaPorte (aux points) et Roberto Castanon (aux points) s'inclinent à leur tour et Sanchez fait son entrée dans le gotha mondiale grâce à ses cinq défenses victorieuses en un an. Son ambition est à présent de livrer de grands défis. Son plus grand combat voit le jour lorsque Wilfredo Gomez entend s'approprier son titre des plume après avoir fait le ménage chez les super-coq. Le choc entre deux des meilleurs boxeurs de la planète, le 21 août 1981 au Caesars Palace, oppose la technique huilée du Mexicain à la puissance de frappe du Porto-Ricain. Gomez a promis d'écraser Sanchez, mais il se retrouve au sol dès la reprise initiale. Il ne s'en remettra pas et malgré une belle résistance, Gomez est arrêté par Carlos Padilla au cours du 8e round. Sanchez venge Zarate (battu par Gomez trois ans plus tôt) dans le coeur des Mexicains.
Le petit Mexicain au menton en galoche que les caricaturistes comparent à Popeye semble inarrêtable. Pat Cowdell, qu'il bat difficilement aux points, et Jorge Garcia (aux points) sont ses nouvelles victimes. A sa neuvième défense de titre, il fait face à un inconnu venu du Ghana. Pour son 14e combat, l'invaincu Azuma Nelson tient tête au champion. Malgré un knock-down au 7e round, l'Africain fait front. Sanchez se sait en danger et son accélération lors de la 15e et dernière reprise est fatale à son challenger. Une combinaison dont il a le secret fait mouche. Nelson subit un deuxième voyage au tapis qui oblige l'arbitre à stopper l'affrontement. Désormais, d'autres grands challenges s'offrent à lui. Des confrontations contre Eusebio Pedroza, Alexis Arguello et Julio Cesar Chavez sont évoquées ainsi qu'une revanche contre Gomez. Mais la fatalité, «la seule qui pouvait le détrôner», écrira José Torres, l'ex-boxeur devenu écrivain, le stoppait en pleine consécration. En 46 combats (44 victoires dont 32 avant la limite, un nul et une défaite), Salvador Sanchez avait imposé un style inégalé. La pureté même, hélas partie trop v
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| Tue Dec 06, 2011 7:46 am |
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