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champion, boxing, ring, first, carlos, one, monzon, fight, two
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Carlos Monzon (1942-1995)
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 Carlos Monzon (1942-1995)
The Argentinian has held the world title means for seven years. Idol of a whole people like Fangio and Maradona, he remained unbeaten in the World Championship with an unorthodox style, but effective. Boxer and wild instinct, Monzon has unfortunately also the one when he defenestrated his ex-wife. Imprisoned, he was killed in a road accident when his release was ordered. An Aztec Indian head under black planted on an elongated body. Endless arms and legs almost frail. This figure was not impressive. Carlos Monzon was however an exceptional defending champion middleweight world between 1970 and 1977. Seven years of reigns supreme, almost insolvent as his style, sometimes disputed, nothing fancy.
Born August 7, 1942 in the slum with no running water or electricity in the Gran China, in Santa Fe, he entered a boxing gym to escape in this world he commented himself as a "mess of sheets and boards bubbled and burst. " Monzon, from a poor family of twelve brothers and sisters, began working, as a child, as a newsboy. Alternately merchant of four seasons, shoeshine, mason or
milkman, the young Argentine decided to play at seventeen, his first fight, which refers ... 50 pesos. He began as a series of 101 wins, including 61 by knockout, to nine draws and three defeats. Amilcar Brusa, a former heavyweight became coach, the rising star shapes by providing vitamins to offset the consequences of malnutrition as a teenager.
In 1963, Monzon was just 20 years old when he turned professional. He became champion Argentina in September 1966 and deplored three defeats. The only of his career as the champion will qualify later flights. Its trajectory is upward. Champion of South America in June 1967, it confirms the feeling of Tito Lectoure, the owner of Luna Park in Buenos Aires, this father of three children is a future champion. Lectoure knows that his boxer is finally cross the borders of his country to try to win the supreme title.
It alerts Rodolpho Sabatini a sleeping volcano in the heart of the Argentine capital. America does not care, not the Italian promoter. It's his world champion Nino Benvenuti means, holder of the belt for three years and its success in Griffith, Fullmer, Scott Rodriguez and Bethea that the burden of hosting Argentina in Rome.
The November 7, 1970, 20,000 spectators fill the stands the Palazzo dello Sport to encourage white-hot champion. The fans sing anthem in Italian eyes black challenger, received the ring by throwing tomatoes. His pride is alive and Benvenuti will pay for it. In the twelfth occasion, struck by a line entering a long work undermining. On his return to Argentina, Monzon is celebrated by 200,000 people in Santa Fe "El Macho", a nickname born of his aggressiveness in combat, is a world champion. He became a star adored by adding the successful defense: Benvenuti was sent to retire in three rounds in the other hand, Griffith cash twenty-three shots taken in the 14th, and Moyer in the fifth bow.
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| Mon Dec 05, 2011 5:17 pm |
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Carlos Monzon (1942-1995)
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 Re: Carlos Monzon (1942-1995)
'Argentin a détenu le titre mondial des moyens durant sept ans. Idole de tout un peuple comme Fangio ou Maradona, il est resté invaincu en championnat du monde grâce à un style peu orthodoxe, mais efficace. Boxeur d'instinct et sauvage, Monzon a malheureusement fait également la une lorsqu'il a défenestré son ex-femme. Emprisonné, il se tue dans un accident de la route alors que sa libération était prononcée. Une tête d'indien aztèque au regard noir plantée sur un corps longiligne. Deux bras interminables et des jambes presque frêles. Cette silhouette n'était pas impressionnante. Carlos Monzon a pourtant été un exceptionnel tenant du titre mondial des poids moyens entre 1970 et 1977. Sept ans d'un règne sans partage, presque insolant tant son style, parfois contesté, n'avait rien de sensationnel.
Né le 7 août 1942 dans le bidonville sans eau courante ni électricité de la Gran China, à Santa Fe, il entre dans une salle de boxe pour fuir à cet univers qu’il commentait lui-même comme un «capharnaüm de tôles et de planches gondolées et crevées». Monzon, issu d’une famille pauvre de douze frères et soeurs, commence à travailler, encore enfant, comme vendeur de journaux. Tour à tour marchand de quatre saisons, cireur de chaussures, maçon ou
livreur de lait, le jeune Argentin décide de disputer, à dix-sept ans, son premier combat, qui lui rapporte... 50 pesos. Il entame ainsi une série de 101 victoires, dont 61 par K-O, pour 9 nuls et 3 défaites. Amilcar Brusa, un ancien poids lourds devenu entraîneur, façonne l'étoile montante en lui procurant des vitamines pour pallier les conséquences de la malnutrition alors qu'il était adolescent.
En 1963, Monzon a tout juste 20 ans lorsqu'il passe professionnel. Il devient champion d'Argentine en septembre 1966 et déplore trois défaites. Les seules de sa carrière que le champion qualifiera plus tard de vols. Sa trajectoire est ascendante. Champion d'Amérique du Sud en juin 1967, il confirme le sentiment de Tito Lectoure, le propriétaire du Luna Park à Buenos Aires, que ce père de trois enfants est un futur champion. Lectoure sait que son boxeur doit enfin franchir les frontières de son pays pour tenter de décrocher le titre suprême.
Il alerte Rodolpho Sabatini qu'un volcan sommeil au coeur de la capitale argentine. L'Amérique s'en moque, pas le promoteur italien. C'est son champion du monde des moyens Nino Benvenuti, détenteur de la ceinture depuis trois ans et ses succès sur Griffith, Fullmer, Scott Rodriguez et Bethea qui la charge d'accueillir l'Argentin à Rome.
Ce 7 novembre 1970, 20 000 spectateurs remplissent les gradins du Palazzo dello Sport chauffé à blanc pour encourager le champion. Les tifosis chantent l'hymne italien sous le regard noir du challenger, accueilli sur le ring par des jets de tomates. Son orgueil est à vif et Benvenuti va le payer. Dans la douzième reprise, il foudroyé par une droite concluant un long travail de sape. A son retour en Argentine, Monzon est fêté par 200 000 personnes à Santa Fe. «El Macho», surnom né de sa hargne au combat, est champion du monde. Il devient un star adulée en additionnant les défenses victorieuses: Benvenuti est envoyé à la retraite en trois rounds lors de la revanche, Griffith encaisse vingt-trois coups dans la 14e reprise, et Moyer s'incline dans la 5e.
La route du Monzon passe alors par Paris où l'attend un homme également estimé dans son pays. Jean-Claude Bouttier porte sur ses épaules les espoirs d'un titre mondial des moyens parti avec le grand Marcel Cerdan. Le 17 juin 1972 au stade olympique de Colombes, ils sont 25 000 à croire au sacre du Mayennais coaché par Jean Bretonnel. L'entraîneur ne renvoie par son boxeur au charbon à l'appel de 13e round. Blessé à l'œil par deux coups de pouce, Bouttier devra encore patienter. Entre-temps, Monzon a déroulé devant Bogs (arrêt de l'arbitre 5e) et franchit l'obstacle Briscoe non sans avoir été durement secoué dans la 9e reprise. Et Griffith a fort courageusement tenu la distance en vain.
Alain Delon, autant ami de Bouttier que passionné par Monzon, organise quinze mois plus tard la revanche sur le central de Roland-Garros. Surpris par la volonté du Français, Monzon joue avec les cordes pour esquiver. Mené au deux tiers du combat, le champion réagi avec fierté pour s'imposer aux points et prolonger la longue attente des Français. Quelques mois plus tard sous le chapiteau de la Défense, Monzon punit en sept rounds Napoles pour ses paroles déplacées, mais est destitué par la WBC après avoir refusé le contrôle anti-dopage. Mundine, Licata et Gratien Tonna subissent à leur tour la dure loi du champion. Dès lors, Monzon n'espère plus que réunifié le titre. Rodrigo Valdez, le désormais champion WBC, abandonne sa ceinture aux points à Monaco en juin 1976 et échoue, encore selon le verdict des juge, lors de la revanche, toujours dans la Principauté. Ce jour-là, Monzon va au tapis. La seule et unique fois de sa carrière. Car il annonce sa retraite un mois plus tard et reste à ce jour l'un des rares champions partis avec le titre.
Il veut imposer sa belle gueule sur les toiles de cinéma, mais ne tourne que dans deux films. En revanche, il fait la une dans la presse à scandale. Auteur d'une agression sur un photographe, il échappe à la prison en appel. Mais le 14 février 1988, son ex-femme Alicia Munoz, danseuse de cabaret, est retrouvée morte sous le balcon de l'ex-boxeur, victime lui de multiples fractures. Triste Saint-Valentin ! Monzon est reconnu coupable et condamné à onze ans d'emprisonnement.
Le 8 janvier 1995, il rentre au pénitencier de Las Flores après avoir passé un week-end de permission auprès de ses enfants. Monzon ne purgera pas les quelques semaines d'incarcération prévues avant se libération conditionnelle pour bonne conduite. Il aperçoit au loin la prison lorsque sa voiture part en tonneau. L'Argentin meurt sous le choc ainsi que son ami Geronimo Moturam. Ce drame traînera derrière lui des rumeurs d'un suicide jamais avérées. Carlos Monzon projetait de réaliser, à sa sortie de prison, un film consacré à sa vie. Celle d'un champion aux 89 victoires et 15 championnats du monde victorieux. Celle d'un homme impulsif, sauvage et beau. Thierry Rayna
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| Mon Dec 05, 2011 5:18 pm |
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Carlos Monzon (1942-1995)
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 Re: Carlos Monzon (1942-1995)
Jean-Claude Bouttier: cushy life with fists Meeting between the Mormeck-Klitschko canceled and his book "Final Punch," which adorns the shelves of bookstores for two months, we had nothing to talk about Jean-Claude Bouttier. This week, the Carpet! offers, down from the news, a portrait of the leading boxing champion of the 70 who defied the great Carlos Monzon. "Tell me, you do not play golf by chance? "Disconcerting this familiarity, this elegant full of affection in his voice on the other side of the handset. His final book just closed fist, filled with highlights, fluorescent, sits on my desk yet, and already, I manage to speak to a fair review of those words that are not less. "We must acknowledge the work of Bruno Hale who relayed perfectly the way I talk," elucidates Jean-Claude Bouttier. In other circumstances, I would gladly have tested my swing, a few clods of plowed land. Imagine the absurdity of the scene before a boxing legend, however, agree to decline the invitation. I content myself with a coffee (tight), home to Gournay (Seine-et-Marne), by the fire. What can he think, there in his chair, canes unfolded? The white Lexus has cruised on the banks of the Marne stopped roaring, palm trees shivering in the first tears of the winter. "In summer, it's heaven. The kids squeal. You have to see their heads when the pool is uncovered. And with my palm, it's like in Florida, Jean-Claude Bouttier jubilant. I like to have what others do not. " Original side, hard to beat. For proof, one need only browse through the pages of his autobiography, Fist final. To be convinced, you just sound out the light of the grandfather (67 years). The flame still burns intensely behind the almond eyes, those wrinkles that bears his face. Boxing, nose reflects the blows he received, in the hands of the many people he has rendered. To invoke the past, you just enter the brand, reviving the embers still hot by saying, the casually: "Carlos Monzon. "The patriarch is recovering then ferret around him and exclaimed:" You have to put a log! " Born in 1944 in Saint-Pierre-La-Cour, a small village in Mayenne, nothing predestined Jean-Claude Bouttier to play two world belts against terror in Argentina. Apprentice butcher at age 14, the boy does not seem as good at boxing. Others are already wearing a crown of laurels when he, by dint of linking the amateur fights, just beginning to believe his luck. His wife Nicole has tried to dissuade him, but in vain. Bouttier is not one to throw in the towel. He sees far, he thinks big. Paris in the sixties he reaches out with its titis, its stars like Roger or Francis Zami Pavilla that boxing regularly at the Palais des Sports. "At the time, it was not like now. The boxing world was very hierarchical. We had to proceed step by step how to claim a world championship, "he says. Four years after his professional debut, Bouttier counts 36 wins and no losses in France. The only one that inflicts the Brazilian Juarez De Lima convinced him to leave the United States in late 1969. Back in France, Jean-Claude Bouttier is another boxer. Unbeatable. Flamboyant! Successively, he won the championship of France ("the most beautiful of my career") and won the European belt at Roland Garros before a delirious audience. Good looks, good speaking, way with words ... the athlete becomes a popular figure. It is now tackling the world title held by Carlos Monzon terror rings. "We had to see what it was at the time. Everyone was terrified, said Bouttier. I have never felt that. If it was scared, do not climb on a ring. My tactical plan was simple: get him in the mouth! " On June 17, 1972, the two athletes compete in Colombes. A sixth recovery Monzon going to the mat. Unresolved, Argentina gives a boost in the eye of his opponent. Bouttier to give up. "The gloves had no seams, making possible such an action. Years later, Argentina, Carlos told me he had found the parade to beat me. "The hand is held a year later, September 29, 1973. At Roland Garros this time. The last three times are untenable in spite of the fighting Bouttier. "Argentina was too strong," he wrote in his book.
One of the many objects that sit on the shelves of his room. Trowel offered to Jean-Claude Bouttier for the inauguration of the Palais des Sports Sannois, which bears his name. "Too strong? "My question floats a while in his living room crammed with tables, trophies and trinkets of all kinds gathered at ceremonies in his honor. Thumb, it indicates the bust of Mike Tyson on his desk. "This is exactly like him. Against Evander Holyfield, he could not find a solution. His opponent held him in close combat, that Mike hated. When I saw this fight, I knew something would happen. Sure enough: Tyson ate Holyfield's ear. Monzon was the same. If a knife was drawn when we met, he would have crashed. These guys do not react the same as us. Me, I received an education that forbade me to cross certain limits. Them is in the street they have learned to survive. That's what makes all the difference! " With the title of world champion spun him a second time between the fingers, Jean-Claude Bouttier knew now that the hour of retirement approached. "I have always worked by the dozen. When I was 20, I made my professional debut with the idea in mind that once the past 30 years, everything would be over. "However, this program was added drop an unforeseen event: the final chapter of his career would end on a bitter defeat, December 16, 1974. That day, the French confront the Englishman Max Cohen. The two men hate each other and Bouttier is determined to make him drool round hats. "It gave me head shots at our first meeting and he had had unpleasant words to me! If there is anything that I can not stand, they are cheaters! I was leading and I took pleasure in hurting her. "The English, however, off again to the charge balance of head butts and opens the cheekbone. A round 11, the referee stops the fight. "This defeat, I've never forgotten. Not digested as it seemed to me unjust, "he wrote, 37 years later.
Jean-Claude Bouttier in his garage where his hang together in "The Team". Monzon for Cohen, Bouttier fell like Ulysses between Scylla and Charybdis. And when the sirens of boxing implore him to get back on a ring, it is against his wishes he struggles. Clinging to the mast, do not change course, fight! "I went through grueling two months out to get drunk. It was not like me, but I had no marks. A wreck! "
Jean-Claude Bouttier has close to 800 VHS tapes. Only boxing. What to do? Resume a butcher ... All this is behind him, away from all the emotions he felt in the ring. In 1975, he began organizing boxing matches, started his own clothing brand, turns in a film by Lelouch (the one and the others). But in 1984 his life changed again. Charles Bietry, his friend AFP, he proposes to be a consultant for a private channel that is about to emerge: Canal +. "For ten years we were known as" BB "as the duo worked," says, nostalgic, Jean-Claude Bouttier. "After Charles, Jean-Philippe Thierry Gilardi Lustyk and successive. It was a treat. "From 1984 to 2008, Jean-Claude Bouttier travel around the world to comment on the biggest games. "I had the opportunity to meet the greatest, to live my passion. I attended the games amazing, "exclaims before he adds:" The match between the American Lee Roy Murphy and Zambia Chisanda Mutti was a magical moment! I can still see both boxers fall to the ground while I scream into the microphone: "It's Rocky is Rocky!" In 1985, the battle of wits between Tommy Hearns and Marvin Hagler, it was amazing. That's what I like in boxing: It's beautiful at the same time it's hard, ruthless. "In these moments, Jean-Claude Bouttier retains fond memories of crazy laughs when he allowed himself the luxury of imposing a mash video games to Olympic champion (1992) Oscar de la Hoya, or when the hazards of lead directly to the comical situations. "It was in 1987. It was the first Saturday of the month. Thierry Jacob had just lost against American Kelvin Seabrook and we left the television on. A crowd had gathered slowly around us that I do not understand why. And looking at the screen, I immediately picked up: the porn film had just begun! " With his book Final Fist, Bouttier tries to hang up the gloves. Today, he would pass the baton of Golden Gloves, a prestigious award that launched in 1988. To take over, he thinks well Mahyar Monshipour ... but refuses to name his successor. On boxing, he is a worried look, even if the hope asleep in him. "It has become a sport where there are only old, he deplores. Young people have deserted halls. There is nothing. No organization. No schedule. No project. "And above all, more than enough money from Canal +, for editorial decision, decided to turn away. Since then, Jean-Claude Bouttier is a consultant for Ma Chaîne Sport. Once the log is a heap of glowing ashes here and there. In his suitcase tucked away in a corner of the garage crammed with hundreds accreditations and press cards ("No. 62626"), he found a letter he handed me. Signed "Alain" barred "Delon". It dates now. In September 1973. The actor has quietly slipped into the bag of his friend Jean-Claude a few minutes before he faces Carlos Manzon. "Whatever the outcome of the battle, you will remain my friend because I know you will give the maximum," he wrote in substance before wishing him "good luck". That day, the French did not fail. His rival Argentina had just donned his robe of the great day. "I remember well. It was in 1994. I went to see Carlos at his home in Argentina. I felt it would be the last time I saw him. Life was a risk for him. When he was driving, cars had to push. Respect a priority was not part of its code. A few months later, he died in an accident ... Finally, near his car. Anyway, I do not know. Again, I compare it to Tyson. One day I saw the American go into a shop to buy luxury watches for disadvantaged kids in Harlem. These two could go very far in generosity, but also in the violence. The rest of their lives is proof (Monzon went to jail for defenestrated his wife, Tyson was imprisoned for rape). Not the kind of guy to end their lives in slippers! "Says Bouttier, ensconced in his armchair by the fire, while his face is marked by the year looks like a strangely wise. Florent Bouteiller
Fist final
Jean-Claude Bouttier Bruno Hale. Solar Publishing. 237 pages. 18.90 euros. source:
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Carlos Monzon (1942-1995)
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 Re: Carlos Monzon (1942-1995)
Jean-Claude Bouttier: Vie pépère aux poings Entre la rencontre Mormeck-Klitschko annulée et son livre « Poing final », qui garnit les étals des librairies depuis deux mois, rien ne nous disposait à parler de Jean-Claude Bouttier. Cette semaine, Au Tapis! propose, à rebours de l'actualité, un portrait du champion de boxe phare des années 70 qui défia le grand Carlos Monzon. « Dites-moi, vous ne jouez pas au golf par hasard ? » Troublante cette familiarité, cette élégance pleine d’affection dans la voix de l’autre côté du combiné. Son livre Poing final à peine refermé, garni de surlignages fluorescents, trône encore sur ma table; et déjà, je parviens à mettre une parole fidèle sur ces mots qui ne le sont pas moins. « Il faut saluer le travail de Bruno Vigoureux qui a retransmis parfaitement ma façon de parler », élucide Jean-Claude Bouttier. Dans d’autres circonstances, j’aurais volontiers testé mon swing, labouré quelques mottes de terre. Imaginer le ridicule de la scène devant une légende de la boxe m’engage pourtant à décliner l’invitation. Je me contenterai d’un café (serré), chez lui à Gournay (Seine-et-Marne), au coin du feu. A quoi peut-il donc bien penser, là, dans son fauteuil, cannes dépliées ? La Lexus blanche qui nous a baladés sur les bords de Marne a cessé de rugir, les palmiers grelottent sous les premiers sanglots de l’hiver. « En été, c’est le paradis. Les gamins piaillent. Il faut voir leur tête quand la piscine est découverte. Et avec mes palmiers, on se croirait en Floride, jubile Jean-Claude Bouttier. J’aime bien avoir ce que les autres n’ont pas. » Côté originalité, difficile de faire mieux. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à parcourir les pages de son autobiographie, Poing final. Pour s’en persuader, il faut juste sonder le regard de ce grand-père (67 ans). La flamme brûle toujours intensément derrière ces paupières en amande, ces rides que porte son visage. De la boxe, le nez témoigne des coups qu’il a reçus ; les mains de ceux, nombreux, qu’il a rendus. Pour invoquer ce passé, il suffit juste de saisir le tison, aviver les braises encore chaudes en prononçant, l’air détaché : « Carlos Monzon. » Le patriarche se redresse alors, furette autour de lui et s’écrie : « Il faut remettre une bûche ! » Né en 1944 à Saint-Pierre-La-Cour, un petit village de Mayenne, rien ne prédestinait Jean-Claude Bouttier à disputer deux ceintures mondiales contre la terreur argentine. Apprenti boucher à 14 ans, le garçon ne semble pas le plus doué pour la boxe. D’autres se voient déjà ceints d’une couronne de lauriers quand, lui, à force d’enchaîner les combats amateurs, commence tout juste à croire en sa bonne étoile. Sa femme Nicole a bien tenté de l’en dissuader, mais en vain. Bouttier n’est pas du genre à jeter l’éponge. Il voit loin, il voit grand. Le Paris des sixties lui tend les bras, avec ses titis, ses vedettes à l’instar de Roger Zami ou François Pavilla qui boxent régulièrement au Palais des Sports. « A l’époque, ce n’était pas comme maintenant. Le monde de la boxe était très hiérarchisé. Il fallait procéder par étapes pour prétendre faire un championnat du monde », raconte-t-il. Quatre ans après ses débuts professionnels, Bouttier comptabilise 36 victoires et aucune défaite en France. La seule que lui inflige le Brésilien Juarez De Lima le convainc de partir aux Etats-Unis, fin 1969. De retour en France, Jean-Claude Bouttier est un autre boxeur. Imbattable. Flamboyant ! Successivement, il décroche le titre de champion de France (« le plus beau de ma carrière ») et remporte la ceinture européenne à Roland-Garros devant un public en délire. Belle gueule, bonne élocution, sens de la formule… l’athlète devient une figure populaire. Il s’attaque maintenant au titre mondial que détient la terreur des rings Carlos Monzon. « Il fallait voir ce que c’était à l’époque. Tout le monde en avait une peur bleue, raconte Bouttier. Moi, je n’ai jamais ressenti cela. Si on a la trouille, il ne faut pas monter sur un ring. Mon schéma tactique était simple : lui rentrer dans la gueule ! » Le 17 juin 1972, les deux athlètes s’affrontent à Colombes. A la sixième reprise, Monzon va au tapis. Sans solution, l’Argentin donne un coup de pouce dans l’œil de son adversaire. Bouttier doit abandonner. « Les gants n’avaient pas de coutures, ce qui rendait possible une telle action. Des années plus tard, en Argentine, Carlos m’a avoué qu’il n’avait trouvé que cette parade pour me battre. » La revanche a lieu un an plus tard, le 29 septembre 1973. A Roland-Garros cette fois. Les trois dernières reprises sont intenables malgré la combativité de Bouttier. « L’Argentin était trop fort », écrit-il dans son livre.
Un des nombreux objets qui trônent dans les étagères de son salon. La truelle offerte à Jean-Claude Bouttier pour l'inauguration du Palais des sports de Sannois, qui porte son nom. « Trop fort ? » Ma question flotte quelques instants dans son salon où s’entassent les tableaux, trophées et bibelots en tous genre récoltés lors de cérémonies en son honneur. Du pouce, il indique le buste de Mike Tyson sur son bureau. « C’est exactement comme lui. Contre Evander Holyfield, il n’arrivait pas à trouver de solution. Son adversaire le tenait au corps à corps, ce que Mike détestait. Quand j’ai assisté à ce combat, j’ai su qu’il allait se passer quelque chose. Ça n’a pas manqué : Tyson a bouffé l’oreille d’Holyfield. Monzon, c’était la même chose. Si un couteau avait traîné lors de notre rencontre, il m’aurait planté. Ces gars-là ne réagissent pas pareil que nous. Moi, j’ai reçu une éducation qui m’interdisait de franchir certaines limites. Eux, c’est dans la rue qu’ils ont appris à survivre. C’est ce qui fait toute la différence ! » Avec le titre de champion du monde qui lui filait une seconde fois entre les doigts, Jean-Claude Bouttier savait désormais que l’heure de la retraite approchait. « J’ai toujours fonctionné par dizaines. Quand j’avais 20 ans, je faisais mes débuts en professionnel avec l’idée en tête qu’une fois passés les 30 ans, tout serait fini. » Pour autant, à cette abandon programmé allait s’ajouter un événement imprévu : le dernier chapitre de sa carrière s’achèverait sur une amère défaite, le 16 décembre 1974. Ce jour-là, le Français affronte l’Anglais Max Cohen. Les deux hommes se détestent et Bouttier est bien décidé à lui en faire baver des ronds de chapeaux. « Il m’avait donné des coups de tête lors de notre première rencontre et il avait eu des mots désagréables à mon égard ! S’il y a quelque chose que je ne supporte pas, ce sont les tricheurs ! Je menais et je prenais plaisir à lui faire mal. » L’Anglais repart pourtant à la charge, balance des coups de tête et lui ouvre la pommette. A la 11ème reprise, l’arbitre interrompt le combat. « Cette défaite, je ne l’ai jamais oubliée. Jamais digérée tant elle me paraissait injuste », écrit-il, 37 ans après.
Jean-Claude Bouttier, dans son garage où sont accrochées ses unes dans "L'Equipe". De Monzon à Cohen, Bouttier est tombé comme Ulysse de Charybde en Scylla. Et quand les sirènes de la boxe lui implorent de remonter sur un ring, c’est contre ses envies qu’il lutte. S’accrocher à son mât, ne pas changer de cap, lutter ! « J’ai traversé deux mois éprouvants à sortir, à me soûler. Ça ne me ressemblait pas, mais je n’avais plus repères. Une vraie loque ! »
Jean-Claude Bouttier possède près de 800 cassettes VHS. Uniquement des combats de boxe. Que faire ? Reprendre son métier de boucher… Tout cela est derrière lui, loin de toutes les émotions qu’il a ressenties sur le ring. En 1975, il se lance dans l’organisation de combats de boxe, crée sa propre marque de vêtements, tourne dans un film de Lelouch (Les Uns et les autres). Mais c’est en 1984 que sa vie bascule à nouveau. Charles Biétry, son ami journaliste de l’AFP, lui propose d’être consultant pour une chaîne privée qui s’apprête à voir le jour : Canal+. « Pendant dix ans, on nous a appelés les "BB" tant notre duo fonctionnait », raconte, nostalgique, Jean-Claude Bouttier. « Après Charles, c’est Jean-Philippe Lustyk et Thierry Gilardi qui se sont succédé. C’était un régal. » De 1984 à 2008, Jean-Claude Bouttier voyage aux quatre coins du monde pour commenter les plus grands matchs. « J’ai eu la chance de côtoyer les plus grands, de vivre de ma passion. J’ai assisté à des matchs fabuleux », s’exclame-t-il avant de renchérir : « Le match entre l’Américain Lee Roy Murphy et le Zambien Chisanda Mutti, c’était un moment magique ! Je revois encore les deux boxeurs s’écrouler au sol tandis que je hurle dans le micro : "C’est Rocky, c’est Rocky !" En 1985, le combat au sommet entre Tommy Hearns et Marvin Hagler, c’était époustouflant. C’est ça que j’aime dans la boxe : C’est beau mais en même temps c’est dur, impitoyable. » De ces moments, Jean-Claude Bouttier conserve un souvenir ému des franches rigolades quand il se permettait le luxe d’infliger aux jeux vidéos une pâtée au champion olympique (1992) Oscar de la Hoya, ou quand les aléas du direct amenaient à des situations cocasses. « C’était en 1987. On était le premier samedi du mois. Thierry Jacob venait de perdre contre l’Américain Kelvin Seabrooks et nous avions laissé les télévisions allumées. Une foule s’était amassée petit à petit autour de nous sans que je ne comprenne pourquoi. Et en regardant l’écran, j’ai tout de suite capté : le film porno venait de commencer ! » Avec son livre Poing Final, Bouttier tente de raccrocher les gants. Aujourd’hui, il aimerait passer le témoin des Gants d’or, récompense prestigieuse qu’il a lancée en 1988. Pour prendre la suite, il pense bien à Mahyar Monshipour… mais se refuse à désigner son successeur. Sur la boxe, il pose un regard inquiet, même si l’espoir sommeille en lui. « C’est devenu un sport où il n’y a que des vieux, déplore-t-il. Les jeunes ont déserté les salles. Il n’y a rien. Pas d’organisation. Pas de calendrier. Pas de projet. » Et surtout plus assez d’argent depuis que Canal+, par choix éditorial, a décidé de s’en détourner. Depuis, Jean-Claude Bouttier est consultant pour Ma Chaîne Sport. La bûche jadis n’est plus qu’un amas de cendres luisant ça et là. De sa valise nichée dans un coin du garage où s’entassent par centaines les accréditations et cartes de presse (« N° 62 626 »), il a retrouvé une lettre qu’il me tend. Signée « Alain », barrée « Delon ». Elle date maintenant. Septembre 1973. L’acteur l’a glissée discrètement dans le sac de son ami Jean-Claude quelques minutes avant qu’il affronte Carlos Manzon. « Quelle que soit l’issue du combat, tu resteras mon ami car je sais que tu donneras le maximum », lui écrit-il en substance avant de lui souhaiter « bonne chance ». Ce jour-là, le Français n’en a pas manqué. Son rival argentin avait juste endossé son peignoir des grands jours. « Je me souviens bien. C’était en 1994. Je suis allé voir Carlos chez lui, en Argentine. Je sentais que ça serait la dernière fois que je le verrais. La vie était un risque pour lui. Quand il conduisait, les voitures devaient se pousser. Respecter une priorité ne faisait pas partie de son code. Quelques mois plus tard, il est mort dans un accident… Enfin, près de sa voiture. De toute façon, je ne veux pas savoir. Encore une fois, je le compare à Tyson. Un jour, j’ai vu rentrer l’Américain dans une boutique pour acheter des montres luxueuses à des gamins défavorisés de Harlem. Ces deux-là pouvaient aller très loin dans la générosité, mais aussi dans la violence. La suite de leur vie en est la preuve (Monzon était allé en prison pour avoir défenestré sa femme, Tyson a été incarcéré pour viol). Pas le genre de gars à terminer leur vie en pantoufles ! », raconte Bouttier, bien calé dans son fauteuil au coin du feu, tandis que son visage marqué par les années prend étrangement des allures de sage. Florent Bouteiller
Poing final,
Jean-Claude Bouttier avec Bruno Vigoureux. Editions Solar. 237 pages. 18,90 euros. source:
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